106 LOGEMENTS

ZAC VICTOIRE / LA BAULE

esquisse en 2007
livraison : 2012
surfaces logements : 8 050 m² SHON
montant : 13.4 M euros HT

responsable projet : bartek brozowski, Pierre paquier, julie Clément
maître d’ouvrage : Nexity
architecte associé : Reichen & Robert et Associés
BET structure : IBA
BET fluide : INEX
économiste : SETEB
bureau de contrôle : VERITAS

La ville de La Baule Escoublac s'est constituée durant le dernier siècle avec l'arrivée du train, la reconquête des dunes de sable et le développement du tourisme balnéaire. Le train a permis de valoriser un large linéaire de la côte atlantique, de Guérande à Pornichet. La reconquête des dunes s'est fait en plantant les pinèdes, le tourisme a développé l'urbanisme et le charme de la ville en permettant aux estivants de construire leurs villas dans les pins. Ces moments de l'histoire de la ville en ont formaté l'image en utilisant l'eau, l'horizon, la pinède, ainsi que les types de constructions dont les témoins les plus remarquables sont issus des moments forts de l'architecture du XXème siècle. On ne peut d'ailleurs aujourd'hui plus les isoler, car chacune de ces sensations participent à l'atmosphère de la Baule dans un équilibre intemporel.
Rattrapé par l'urbanisme commercial des entrées de ville de la fin des années 2000, le quartier de la gare s'est retrouvé isolé du "coeur" de ville de La Baule. Bien que ce point d'entrée soit emprunté par la majorité des arrivants, il ne reflète pas cette qualité de vie et cet esprit "baulois" si souvent cité en référence.Le projet urbain de la Zac de la Victoire va redonner cette cohérence à ce morceau de ville, le franchissement des voies, les délaissés de la SNCF vont être retravaillés, remis en scène pour constituer l'amont du débouché de l'Avenue du Général de Gaulle et de la place de la Victoire.
 L'urbanisation et le paysage sont intimement imbriqués dans ce nouveau projet, la pinède en est le liant. Les bâtiments vont venir "habiter" ce lieu.
Les éléments existants

Le terrain actuel est bordé au Nord par les voies ferrées, à l’Ouest par l’avenue Jean de Neyman à l’Est par le chantier du futur PEM et au Sud par l’avenue des Ondines.
Il s’agit d’un vaste terrain sans identité forte, occupé par des constructions liées à l’exploitation des lignes SNCF (hangars, appentis etc…) ou des constructions de maisons sans caractère. Ces bâtiments seront démolis (voir repérage sur le plan masse). On trouve des plantations éparses, les plus remarquables sont situées sur le talus, proche du pont enjambant les voies SNCF. Elles seront conservées à l’occasion du projet.

Les aménagements prévus

L’opération présentée ici s’inscrit dans l’ambitieux projet de la ZAC Victoire à La Baule. Elle abrite un programme de 64 logements en accession ainsi qu’un local d’activités.
D'une manière générale, le projet concernant l'îlot 2 de la ZAC La Baule – Victoire reprend tant les prescriptions du projet de réaménagement du site Centre ville/place de la Victoire que les éléments de la révision simplifiée du POS concernant la zone UArs  (zone où se trouve l'îlot 2).
Le long des voies SNCF, l'îlot 2 est actuellement un vaste espace délaissé, très présent dans la perspective depuis le pont. La perception globale en est confuse et sans repères significatifs.
Le franchissement de la voie ferrée étant amené à devenir le nouvel axe d'entrée de la ville : les nouvelles constructions bordant cet axe s'inscrivent dans un nouveau paysage.
Les bâtiments projetés, dans les pins, respectant l'orientation Est Ouest, avec une implantation décalée  reprennent donc le principe d'une succession de points d'accroche et de percée vertes vers l'Est.
Les dispositions d'aménagements corrigent au mieux les nuisances sonores, à proximité du site, que constitue le passage des trains en gare.
La superposition de notre projet sur le plan d'orientation illustre la compatibilité de notre proposition, dans le respect de l'implantation des bâtiments et des intentions du traitement paysager.
L’implantation sur la parcelle respecte les polygones d’implantation donnés par le POS. Le programme se décompose donc en 3 bâtiments C, D et E, de l’Ouest vers l’Est.Le thème général du projet est celui de la pinède habitée. Ce site, éminemment symbolique de par sa position d’entrée de ville par la route et par le rail, sera le symbole de l’urbanisme et de l’architecture de la Baule. Ce projet entend revisiter les grands thèmes de l’architecture bauloise : habiter la pinède, l’architecture balnéaire, les villas… La poursuite de l’idée que la Baule est un « laboratoire » d’architectures novatrices et en symbiose avec son environnement et son histoire.

Le principe général du projet repose sur une lecture par stratification verticale :

Un socle fluide et végétalisé : le rapport au sol est traité par de grandes traversées visuelles à travers les bâtiments. La porosité est une des conditions de réussites du traitement du rez-de-chaussée. Cette transparence permet l’articulation des espaces d’accès aux halls, et organise la parcelle par la mise en place de 2 grandes équerres correspondant à autant de « résidences ».

Habiter dans les pins : sur 3 niveaux se développent des appartements traversants. L’écriture de façade repose sur la lecture de grands balcons globalement  filants en béton préfabriqué blanc, renvoyant à l’idée historique et contextuelle du balnéaire. Les logements ont ainsi un rapport privilégié entre l'intérieur et l'extérieur en étant tous traversant ou avec deux orientations, leurs extensions (balcons, loggias, terrasses ou jardin d'hiver) viennent, dans diverses expressions, se "projeter " jusqu'aux pins, ponctuant les grandes horizontales blanches du projet.